Mauril : le fruit d’une grande collaboration

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Adepte de l’approche collaborative, l’équipe Mauril a choisi de s’adjoindre un groupe d’expertes et d’experts externes dès le début pour la conseiller sur les meilleures pratiques en matière de pédagogie et de linguistique.

L’équipe voulait ainsi s’inspirer des dernières recherches dans ces domaines pour concevoir l’application. On a donc fait appel à l’expertise de spécialistes de partout au pays pour faire en sorte que Mauril devienne une ressource unique en son genre, qui se démarque tant par ses contenus qui nous ressemblent que par la structure de sa plateforme.

Dans la section Comité consultatif de notre site web, vous en apprendrez davantage sur le parcours et l’expertise de ces spécialistes en éducation, en technologies numériques et en linguistique qui accompagnent notre équipe dans cette aventure.

Nous avons aussi rencontré ces personnes passionnées pour discuter de leur vision de Mauril et de leur participation au développement de l’application.

 

Racontez-nous vos débuts au sein du comité :

  - Marie-Josée Hamel, professeure et directrice des études supérieures, Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB), Université d’Ottawa : J’ai été sollicitée par l’équipe Mauril dès l’amorce du projet en tant qu’experte du numérique en langues secondes. J’ai participé à plusieurs rencontres et discussions sur la conception de l’appli, que ce soit pour le design de son interface ou pour ses contenus pédagogiques.

- Patrick Plante, professeur en formation à distance et en technologie éducative, Université TÉLUQ : Nous sommes quelques membres du corps professoral de mon établissement à avoir reçu un courriel pour la planification d’une rencontre afin qu’on discute du projet et des occasions de collaboration. Ça m’a beaucoup intéressé étant donné la nature pédagogique et ludique de l’appli.

- Martine Pellerin, professeure et vice-doyenne à la recherche et à l’innovation, Université de l’Alberta : Quand on m’a invitée, j’ai découvert que d’autres personnes très intéressantes collaboreraient avec l’équipe. J’ai accepté l’invitation en voyant tout le potentiel de ce projet.
 

Vous avez joué un rôle essentiel dans le développement de Mauril. Que retenez-vous particulièrement de cette collaboration?

 - Alan Wright, professeur et vice-doyen à l’enseignement et à l’apprentissage, Université de Windsor : L’élément le plus stimulant de cette participation vient des conversations dynamiques qu’on a eues avec des collègues de partout au pays et avec l’équipe de CBC/Radio-Canada lors des rencontres dans les bureaux de Montréal.

- Karla Culligan, professeure agrégée à l’Institut de recherche en langues secondes du Canada, Université du Nouveau-Brunswick : C’était si agréable d’échanger avec des collègues d’autres établissements et de rencontrer des experts et des expertes d’autres domaines, comme l’équipe de CBC/Radio-Canada et les personnes spécialisées dans la conception de l’application. Tout le monde a apporté son point de vue et ses connaissances uniques. C’était vraiment intéressant de voir tout ce qui a été pris en compte dans la création de cette application. Voir le projet se concrétiser a aussi été un moment important : quand on a pu télécharger l’application et l’utiliser pour la première fois, c’était très satisfaisant de voir le résultat des efforts de l’équipe.

- Benoit Savard, créateur de l’application Skillable : J’ai beaucoup aimé voir le développement étape par étape de l’application, célébrer les petites victoires et réfléchir à la façon dont les diverses améliorations influenceraient l’expérience des utilisateurs et des utilisatrices.

- Martine Pellerin : Les projets collaboratifs sont ceux que je préfère. Les négociations entre les spécialistes qui apportent leur perspective sur le projet, la participation active de tous et toutes, les cycles de consultations qui permettent d’avancer, de revoir des choses, de reconcevoir des éléments, d’avancer encore un peu : tout ça me plaît. La beauté quand on fait du travail collaboratif, c’est qu’on peut construire sur les idées des uns et des autres de manière à offrir au public canadien quelque chose d’utile et d’unique.

 

Quels sont les trois mots qui vous viennent en tête quand vous pensez au projet?

- Alan Wright : novateur, créatif, convivial

- Marie-Josée Hamel : appli, découverte, culture

- Patrick Plante : langue, plaisir, culture

- Benoit Savard : inclusion, identité canadienne, fierté

- Martine Pellerin : authentique, inclusif, ludique



Selon vous, en quoi Mauril se distingue des autres applications d’apprentissage des langues?

- Alan Wright : L’utilisation unique et judicieuse d’extraits vidéo tirés des contenus de Radio-Canada et de CBC captive l’intérêt des apprenants et des apprenantes et fait de Mauril un espace accueillant et positif où apprendre.

 - Patrick Plante : Ce qui distingue Mauril est l’absence de visée commerciale. Il n’y a pas de publicité ni d’interface truquée qui poussent la personne utilisatrice à payer pour aller plus loin. Il s’agit d’une application financée par l’État destinée à la population canadienne, qui applique des normes éthiques élevées.

- Karla Culligan : Deux caractéristiques rendent Mauril vraiment unique : l’utilisation des vidéos et le fait qu’il s’agisse de contenu canadien (par exemple, des émissions populaires, des nouvelles ou des documentaires de CBC/Radio-Canada). Les utilisateurs et les utilisatrices peuvent y apprendre une langue en découvrant une variété de sujets, de gens, d’endroits et de régions. L’application nous invite à visionner des vidéos en ligne, ce que plusieurs d’entre nous aiment faire et passent beaucoup de temps à faire, en plus de nous offrir la possibilité de voir notre progrès, d’accéder à d’autres niveaux, de gagner des badges et d’éprouver un sentiment de réussite. Le temps qu’on passe à visionner des vidéos devient une occasion d’apprendre une langue.

- Martine Pellerin : L’application se distingue par la diversité des accents canadiens qu’elle met en valeur et par la façon dont on y promeut cette diversité linguistique et géographique. Le contenu est authentique; les vidéos sont ancrées dans la vraie vie et reflètent le contexte canadien. C’est une belle façon de voir du pays!


Que diriez-vous aux personnes qui utilisent déjà Mauril ou à celles qui ne connaissent pas l’application?

- Alan Wright : J’encourage tous les Canadiens et les Canadiennes, unilingues ou multilingues, à découvrir l’univers de Mauril en choisissant le niveau qui correspond à leur compréhension de la langue et à leurs besoins d’apprentissage. Mauril est une ressource remarquable pour améliorer nos aptitudes en communication dans les deux langues officielles du pays. Avec Mauril, apprendre une langue est divertissant, peu importe l’âge.

- Marie-Josée Hamel : Il s’agit d’un bon complément à d’autres types de formations et d’approches autodidactes d’apprentissage du français et de l’anglais, en plus d’être une fenêtre sur la culture canadienne en langue seconde.

- Patrick Plante : Au-delà de l’apprentissage des langues, Mauril permet une incursion dans les différentes cultures qui composent le Canada. Mauril, c’est apprendre une langue, mais c’est aussi voyager!

 

De son côté, Anne Hébert, stratège et cheffe du projet, tient à ce que les conversations et les échanges continuent entre les différents pôles d’expertise au cœur du projet. « Je n’aurais jamais espéré recevoir autant du comité consultatif : c’est tellement une belle expérience! Cette collaboration fructueuse demeure indispensable pour nous aider à continuer d’enrichir l’expérience que nous offrons aux apprenants et aux apprenantes tout en nous appuyant sur les meilleures pratiques en matière de pédagogie et de linguistique. »

 
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